Tes yeux ont vu

Jérôme Dubois

Éditions Cornélius, 2017, 68 pages, 21,50€

Dissimulé derrière les bandelettes qui ont fait de lui une momie, Emet s’anime peu à peu. Ses mains agrippent lentement les lambeaux de tissus autour de son visage, libérant progressivement sa vision. Sur la table devant lui, il découvre un miroir, dans lequel se reflète l’image de quelqu’un qu’il ne connaît pas. Au même instant, dans une des salles de l’hôpital où elle exerce, le Professeur Lœw apprend son licenciement et quitte son laboratoire sans un dernier regard.

Extrait

Ressources

Sur l'album

À lire

"Tes yeux ont vu", chronique de Charles Ameline, Du9.org, décembre 2017

"Tes yeux ont vu : l'insoutenable périssabilité de l'être", Flora Eveno, RTBF, 27 novembre 2017

Sur l'auteur

À consulter

Le site web de Jérôme Dubois

Pour aller plus loin

À voir

"Le mythe du Golem", Brigitte Meunier pour BiTS, magasine presque culturel, ARTE, mars 2015

Ressources autour de l'exposition "Golem, avatars d'une légende d'argile"
musée d'art et d'histoire du Judaïsme, 8 mars au 16 juillet 2017

"De Frankenstein à Donald Trump, comment le mythe du golem a infusé la culture pop", Jean-Jacques Le Gall, Télérama, 14 juin 2017

Le mythe du Golem avec Ada Ackerman, commissaire de l'exposition : courte conférence filmée, documents et autres ressources. www.akadem.org

Jérôme Dubois s’éveille à la vie en 1989 à Rueil-Malmaison. Certains, découragés par un tel début, en seraient restés là ; lui persévère et grandit obstinément entre la place de l’Église et le bois de Saint Cucufa. C’est dans les strictes limites de la septième circonscription des Hauts-de-Seine qu’il va à l’école, au collège, au lycée et effectue la journée d’appel de préparation à la défense. Sa vie semble toute tracée : il portera des lunettes, sera paléontologue célibataire et ira, le moment venu, gésir pour l’éternité au cimetière ancien, aux côtés de Jacques Faizant. Mauvaises lectures et mauvaises fréquentations déraillent ce destin scientifique. Avec Gaston Lagaffe et Lanfeust de Troy, le jeune Jérôme comprend qu’il est plus amusant de dessiner que d’épousseter des osselets de dinosaure. Il découvre, en même temps que la regrettée revue Ferraille, sa vocation vraie : il sera dessinateur sans lunettes. Fuyant le charme discret du terroir natal, il étudie à Paris, atelier de Sèvres, puis aux Arts décoratifs de Strasbourg. Mais l’impitoyable Rueil-Malmaison sait se venger de ses enfants ingrats. Jérôme échappe de peu à l’accident nucléaire de Fukushima et se trouve à New York lors de la tempête Andréa. Depuis, Jérôme a retrouvé la banlieue parisienne. Et il a commencé à accomplir brillamment son destin avec l’aide des éditions Cornélius.